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Maintenance & Entreprise n°661

Dossier : Spécial Hauts-de-France p. 28

MAINTENANCE EN RÉGIONS

MAINTENANCE EN RÉGIONS Pièce chaudronnée en usine. © DR QUELS SERVICES PROPOSEZ-VOUS AUX PROFESSIONNELS DE LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE EN TANT QUE SNCT ? E.B. Le SNCT accompagne les industriels de la Profession dans leurs activités de maintenance. La maintenance des équipements sous pression, particulièrement présente dans les secteurs agro-alimentaire, pétrochimie ou encore pharma-cosmétique nécessite un savoir-faire précis et minutieux. nationale et internationale et de se positionner comme la 4 ième région industrielle de France. QUE REPRÉSENTENT LES PROFESSIONNELS DE LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE DANS L’INDUSTRIE ? E.B. Les entreprises de l’installation et de la maintenance représentent 36% des établissements industriels en Hauts-de-France et 14 % des emplois, soit environ 16 700 salariés (source Horizon Eco N°278 – 2018). Il s’agit ici des entreprises dont le code APE est rattaché à l’installation et/ou à la réparation d’équipements mécaniques, métalliques, électriques ou électroniques, mais également d’équipements de transport (comme la réparation et la maintenance navale par exemple). « Les industries de la région évoluent dans un contexte concurrentiel qui les poussent à rechercher la performance technique au meilleur coût. » Christophe Andrieu QUELS SONT LES DÉFIS DE LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE DANS LA RÉGION ? C.A. : Les industries de la région évoluent dans un contexte concurrentiel qui les poussent à rechercher la performance technique au meilleur coût. Il est aussi essentiel d’évoluer au plus haut niveau en matière d’Hygiène Sécurité Environnement. Ces exigences nécessitent de développer des solutions innovantes tant en ingénierie de maintenance, qu’en développement des compétences et en déploiement de solutions techniques innovantes. E.B. Face au boum de la maintenance en Hauts-de-France, il est aussi important de former les salariés et les jeunes à ces nouvelles compétences. Elles s’acquerront par des formations dédiées à la maintenance mais il faudra aussi privilégier les expériences « terrain » via les stages et contrats d’apprentissage. Le SNCT a réalisé l’ouvrage technique « CT Maintenance » afin d’accompagner les industriels dans les bonnes pratiques liées à la maintenance des équipements sous pression. Véritable ouvrage de référence, le CT Maintenance permet aux industriels de la Profession d’être guidés et assurés pas à pas lors de leurs opérations de maintenance. S’ils le désirent, les industriels peuvent aussi être formés au CT Maintenance via les formations proposées par SNCT Publications. POUVEZ-VOUS DONNER UN EXEMPLE D’APPLICATION DANS LE SECTEUR DE LA MAINTENANCE INDUSTRIELLE ? QUELLE ÉTAIT LA PROBLÉMATIQUE ? QUELS ÉTAIENT LES RÉSULTATS ? C.A. : Au premier semestre 2020, un grand nom de l’agroalimentaire a mis à l’arrêt sa distillerie d’alcool pour sa requalification décennale. Les équipes d’ADF ont procédé à l’ouverture et à la mise à disposition de l’ensemble des équipements soumis, pour que l’organisme certifié puisse les contrôler. L’ensemble de ces opérations ont été menées conformément aux codes et ont permis de remettre en service l’usine pour une nouvelle décennie. COMMENT AVEZ-VOUS GÉRÉ LA CRISE LIÉE AU COVID 19 ? C.A. : La crise Covid a eu des effets contrastés en fonction du secteur d’activité des entreprises. Pendant que certaines étaient frappées économiquement comme l’aéronautique ou l’automobile, d’autres comme l’énergie ou l’agro-alimentaire n’ont souffert que de l’effet sanitaire. Pour le Groupe ADF, l’enjeu a été de préserver la santé de ses collaborateurs tout en garantissant le plan de continuité d’activité de ses clients. Durant le confinement, il a fallu concilier une disponibilité du personnel aléatoire, un plan de charge chaotique et la nécessité de préserver la santé économique de l’entreprise. Aujourd’hui les effets se font encore sentir avec un niveau de charge qui reste inférieur à l’avant Covid. ● Propos recueillis par Valérie Brenugat 34 IMAINTENANCE & ENTREPRISE • N°661 • Mars - Avril - Mai 2021

MAINTENANCE EN RÉGIONS Exemple d’utilisation de la réalité augmentée dans le cadre de la maintenance © DR AVIS D’EXPERT Un laboratoire commun entre une université, un industriel et une PME pour rendre les véhicules « intelligents » Créé en octobre 2016, SurferLab est un laboratoire commun entre Bombardier Transport, Prosyst et l’Université Polytechnique Hauts-de-France (UPHF). Il favorise le transfert des concepts scientifiques issus de l’UPHF et participe au développement de nouveaux concepts en nourrissant la recherche de problématiques industrielles innovantes. A ce titre, il est hébergé au LAMIH 1 UMR CNRS 8201 qui regroupe les chercheurs de l’université impliqués, avec le support financier de la région Hauts-de-France. Yves Sallez, Professeur des Universités en Automatique à l’UPHF. Sa thématique fondatrice consiste à embarquer dans des systèmes mobiles complexes (train, voiture, avion, ...) des capacités de traitement à base d’intelligence artificielle pour remplir et optimiser différentes fonctions qu’elles soient de conduite, de surveillance ou de diagnostic. A chaque équipement clé d’une flotte est adossée une architecture non intrusive à base d’agents intelligents, génériques, organisés et hiérarchisés. Ces derniers observent les signaux et construisent un état de santé robuste et contextualisé de l’équipe- 1. Laboratoire d’Automatique, de Mécanique et d’Informatique Industrielles et Humaines. ment surveillé. La vision hiérarchique de l’architecture permet de supporter toute la chaîne d’information, de la donnée brute issue de l’équipement jusqu’au centre de maintenance. LES TRAVAUX RÉALISÉS ET EN COURS Différentes problématiques, mises en évidence par Bombardier Transport, ont été adressées au travers de trois thèses de doctorat dont deux ont été soutenues fin 2019. La première thèse (LAMIH-Bombardier Transport) visait à proposer une architecture innovante de surveillance pour assister les mainteneurs de flottes, souvent confrontés à d’énormes quantités de données brutes, d’informations et d’événements de surveillance liés au contexte de leurs systèmes. Ces événements, données et informations manquent souvent de précision et peuvent s’avérer contradictoires ou obsolètes. L’architecture de surveillance proposée repose sur l’exploitation de concepts holoniques et sur une standardisation des diffé- MAINTENANCE & ENTREPRISE • N°661 • Mars - Avril - Mai - 2021 I35

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