Maintenance & Entreprise n°632

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Maintenance expo 2013

Actualités UNE

Actualités UNE TRISTESSE FONDAMENTALE « Le film est une formidable et très réaliste représentation de ce monde qui, au-delà du côté sentimental, ne nous fait pas oublier la tristesse fondamentale de la vie des travailleurs du nucléaire. Cette tristesse n’est pas due à leur métier, ni aux risques qu’ils encourent, elle est le résultat d’une volonté ou d’une maladresse, d’êtres marginaux et peu connus des néophytes et de leur entourage. Ce que l’on ressent bien dans le film, c’est l’humanité de ces hommes et de ces femmes, leur attachement les uns aux autres, malgré leurs actes et leur désir presque sauvage de se détruire, pour se dépasser, pour s’élever au-dessus de la centrale. J’ai particulièrement apprécié la vraisemblance des aspects techniques liés au secteur nucléaire, tant dans les costumes, les décors, que les prises de vues… J’ai retrouvé l’ambiance de ce que je vis depuis tant d’années. Ce que j’ai voulu décrire dans mon livre est mis en images dans Grand Central. » Claude Dubout veulent pas prendre en charge le surcoût occasionné. C’est pour cela que j’ai écrit ce livre. Je me suis attaché à ce que mon récit permette de mieux connaître le métier de décontamineur. Ce métier si important (pour limiter les risques et maintenir acceptables les interventions de maintenance des centrales nucléaires) et si dangereux (le décontamineur est celui qui intervient le premier et reçoit le plus de « dose ») est malheureusement banalisé au point de n’exister que dans l’enceinte limitée d’une centrale nucléaire. Qui sont ces hommes et ces femmes qui acceptent un travail souvent dangereux ? Les considérez-vous comme des « héros » ? Il y a quelques années, on entrait dans le nucléaire, on choisissait d’exercer ces métiers en raison de l’attrait du déplacement (le salaire paraissant important), de la technologie, du mystère environnant. Mais aussi parce qu’on peut intervenir en centrale et exercer certains métiers sans diplômes ni compétences particulières. Mon attirance personnelle est plutôt liée à la volonté de pratiquer un métier « utile ». Je m’en faisais une idée presque mythique, celle d’un soldat qui intervient pour et avant les autres. L’élément indispensable sur lequel on se repose, auquel on fait confiance. Et puis l’action de décontaminer, c’est-à-dire d’éliminer ce qui est invisible, de se protéger de ce qui est invisible mais dangereux, est bien sûr une motivation captivante. L’adrénaline, la peur, le sentiment d’être le plus fort est forcément une des raisons d’exercer ce métier et d’en éprouver une réelle passion, peut-être dangereuse et « mortelle ». Les gars du nucléaire éprouvent une réelle passion pour leur métier. Malgré une précarité grandissante et des risques importants, ils restent motivés. C’est aussi l’origine de mon désir d’écrire : rendre hommage à ces invisibles du nucléaire, à ces oubliés de l’histoire ou à l’histoire d’un oubli. On sent comme une micro société qui BIBLIO se forme autour de la centrale. Cela rappelle les communautés qui, dans le passé, se formaient autour des usines. Les travailleurs ne sont pas qu’une cohorte de 20 ou 30 000 ouvriers en France qui gravitent autour des centrales : ils forment une véritable famille. Ils se connaissent tous plus ou moins, au gré des missions qu’ils exercent sur les centrales à travers le pays. Ils se sont presque tous rencontrés un jour ou l’autre. En arrêt de tranche, ils exercent tous les métiers des prestataires du nucléaire (une vingtaine environ) dans le bâtiment réacteur. Ils sont regroupés à plusieurs centaines dans le bâtiment réacteur à peine plus grand qu’un stade de foot, sur une période de quelques semaines, ce qui crée une certaine intimité. En fin de poste, ils se concentrent et se retrouvent dans les mêmes lieux de résidences : camping, foyer. Ils partagent les mêmes soucis de précarité, d’éloignement de leur famille, les mêmes risques, les mêmes doutes, ce qui les rapproche encore plus… « Je suis décontamineur dans le nucléaire », par Claude Dubout. Un essai sur les travailleurs méconnus qui opèrent sur les installations nucléaires, par l’un des leurs. Pratiquement la première fois que ces « invisibles » étaient mis en lumière et qu’étaient dévoilées les coulisses discrètes sinon interdites des centrales de production, des sites de recherches et d’essais. L’auteur sera conseiller technique sur le film Grand Central (Editions Paulo-Ramand, 2009). « La Centrale », Elisabeth Filhol (Editions POL, 2010, réédition collection poche Folio) Le livre qui est à l’origine du film Grand Central. « Je lis le roman dans la nuit, et dès le lendemain, ça se lève comme un choc émotionnel », a confié Rebecca Zlotowski au magazine Les InRocKuptibles (21/08/2013), « c’est la première fois qu’on parlait avec précision du nucléaire ». Si le film raconte avant tout une poignante histoire d’amour (le risque de contamination devient comme une métaphore de la maladie d’amour, insidieuse et tout aussi dangereuse), les protagonistes et leur environnement sont rendus avec authenticité : « Grand Central n’est pas un documentaire mais une fiction documentée, précise encore la réalisatrice. « On ne pouvait pas faire l’économie d’une enquête. Le métier nucléaire agit sur les corps des hommes et je trouvais dommage que le cinéma n’explore pas davantage la façon dont les métiers modifient nos carcasses. » Signalons aussi « La radioactivité sous surveillance et autres notions en radioprotection », de Marc Ammerich (Editions EDP Sciences, collection Bulles de sciences, 2013). Ce livre explique simplement ce qu’est la Radioprotection et le travail des radioprotectionnistes, montrant que si la radioactivité est partout et les sources de rayonnements diverses, elles n’ont pas toutes la même dangerosité. Inspecteur nucléaire au CEA, l’auteur est co-fondateur du forum Internet « radioprotection cirkus ». 18 Octobre-Novembre-Décembre 2013 – N°632

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