Views
1 year ago

Maintenance & Entreprise n°625

  • Text
  • Gmao
  • Besoins
  • Afin
  • Travail
  • Produits
  • Solutions
  • Gestion
  • Mars
  • Ainsi
  • Maintenance
Pourquoi les arrêts sont incontournables

Méthode Audit >

Méthode Audit > L’audit de processus de production L’audit de processus de production suivant le référentiel FIEV (Fédérarion des industries des équipements pour véhicules) est un outil essentiel de diagnostic qualité du processus de fabrication. Les démarches qualité menées depuis plusieurs décennies ont ancré la pratique de la qualité dans nos entreprises. Mais comment s’assurer que toutes les dispositions prévues sont correctement appliquées ? L’audit de processus de production est un examen systématique et indépendant de toutes les étapes d’un processus de fabrication destiné à déterminer si les dispositions préétablies en matière de qualité sont respectées, si leur mise en œuvre est efficace et si elles sont pertinentes par rapport aux objectifs de qualité. Dans quel cas utiliser l’audit ? Cet outil de l’assurance qualité est utilisé pour qualifier un processus nouveau ou modifié, ou encore afin de suivre un processus de série et l’améliorer. Les procédures d’assurance qualité stipulent la nécessité d’effectuer des audits réguliers des processus de production. Par exemple, La norme ISO/TS 16949 2009, référentiel international qui définit les exigences en matière de système de management de la qualité dans le secteur automobile, exige de « pratiquer des audits de chaque processus de fabrication afin de déterminer leur efficacité » et précise que « l’organisme doit avoir des auditeurs qualifiés ». De même, lors du développement d’un nouveau produit, les démarches d’assurance qualité produit des donneurs d’ordre demandent au fournisseur de passer en revue, d’auditer le processus avant le début de la production en série et de suivre et améliorer la variation du son processus. Qui sont les acteurs de l’audit ? Le demandeur prend l’initiative de déclencher l’audit et de l’initialiser auprès des audités et des auditeurs. Le pilote est chargé de conduire l’audit sur le terrain. Il a obtenu la qualification d’auditeur de processus FIEV. Les audités sont les responsables et acteurs directs du secteur audité (fabrication, méthodes, qualité, maintenance…). Comment se déroule un audit L’initialisation Dans le cadre de la qualification ou de la surveillance d’un processus, ou alors à la suite d’une défaillance avérée, le décideur déclenche un audit de processus. Le sujet est alors délimité. La préparation Le pilote réunit l’ensemble des éléments relatifs au produit et au processus afin de prendre connaissance du sujet d’audit et constituer son référentiel. La réunion préalable permet aux différents acteurs de faire connaissance. Les opérations sur le terrain sont planifiées. Le pilote complète le référentiel afin de disposer, lors de l’examen de terrain, des éléments de référence lui permettant d’apprécier les écarts entre ce qui est prévu et ce qui est réalisé. Le support d’audit est alors établi par le pilote. L’audit proprement dit La réunion d’ouverture rassemble les différents acteurs de l’audit pour faire une dernière mise au point avant l’examen sur le terrain. L’examen sur le terrain Les auditeurs relèvent les écarts entre dispositions préétablies et la réalité. Ils procèdent par observation et par entretien avec les audités. Ils peuvent constater une insuffisance de formalisation des activités, un manque d’efficacité de la mise en œuvre des dispositions préétablies, ou alors, une inadéquation des dispositions préétablies par rapport aux objectifs. La cotation des critères a pour objectif de quantifier les risques qualité que l’on prend si le processus continue d’être utilisé en l’état. La réunion de clôture réunit les différents responsables et acteurs de l’audit. Les auditeurs présentent un premier bilan à chaud ainsi que les remarques sur le processus audité. D’éventuelles ambiguïtés sur les écarts constatés sont alors levées. Le rapport Le rapport, rédigé par le pilote, synthétise les commentaires des auditeurs portant sur l’audit. Les responsables du secteur audité établissent le plan d’actions correctif. L’audit de suivi Un audit de suivi est déclenché si nécessaire par le demandeur de l’audit pour s’assurer de l’efficacité des actions correctives mises en place. Des audits périodiques peuvent aussi être déclenchés Les dispositions préétablies Les dispositions préétablies sont toutes les dispositions prévues pour le produit et son processus de production afin de garantir la satisfaction du client et assurer une production dans des conditions de qualité optimales. Thierry Leconte* *Consultant senior Renault Consulting, Th. Leconte est consultant Lean habilité par la PFA (plateforme de la filière automobile) 38 Mars 2012 - N°625

Méthode Maintenance preventive > La presse dans tous ses états AltéAd propose des solutions « innovantes et appropriées » dans la maintenance préventive des machines. Après une première partie (M&E 624) qui présentait le diagnostic standard de presse et le diagnostic électrique, cette seconde partie est consacrée à l’analyse vibratoire. Le diagnostic supplémentaire des presses comprend différentes techniques telles que l’analyse vibratoire, la détection ultrasonore et l’endoscopie qui sont applicables pour élever le niveau du diagnostic de la presse. L’analyse vibratoire Les mesures vibratoires peuvent s’effectuer avec différents matériels industriels (ou de laboratoires). La définition « chaîne de mesure » désigne l’ensemble des composants nécessaires pour effectuer une mesure, en partant du capteur (en général un accéléromètre) jusqu’au matériel de mesure (figure 4). Des logiciels spécifiques permettent de traiter les signaux vibratoires. Ces derniers sont donc l’enregistrement des vibrations des composants de la machine. Les vibrations ont pour origine l’excitation d’un élément mobile d’un système qui génère des efforts dynamiques généralement périodiques. La structure se comporte, donc, comme un oscillateur dont la réponse globale se caractérise sous la forme d’un spectre, concept fondamental de l’analyse en fréquence. Le spectre, obtenu à partir du signal vibratoire temporel (via un accéléromètre), est très riche en informations sur l’état général d’endommagement des éléments mécaniques d’une machine (principalement les roulements et les engrenages). Habituellement, les mesures vibratoires sont réalisées sur des équipements en fonctionnement, en pleine production. Lors d’un audit de presse, il est préférable de réaliser les prises de mesures hors production, c'est-à-dire sans outillage. Ainsi, cela permet d’éviter de retrouver dans les signaux vibratoires, tous les chocs d’emboutissage, de découpe, de cames ainsi que tous les efforts liés à la production qui pourraient « poluer » les signaux temporels. Pour le diagnostic vibratoire d’une presse, les mesures devront donc être effectuées « à vide », embrayée ou pas, suivant le mécanisme. Mais avant tout, il est important et primordial de connaître la cinématique de l’équipement, à travers les plans et les références des pièces. Exemple de diagnostic vibratoire FIG. 4 – Matériel de mesure vibratoire Dans un premier temps, le choix du positionnement des accéléromètres, pour réaliser les mesures, doit être exécuté dans « les règles de l’art », au plus proche des éléments à diagnostiquer, comme le montre la figure 5 suivante. La cinématique et le repérage des points de mesures Pour un diagnostic pertinent, la connaissance des références des roulements, le nombre de dents des engrenages, ainsi que les vitesses de rotation des composants doivent être connus. FIG. 5 – Cinématique et Repérage des points de mesures Rlt COA : 1318C3 a : Moteur triphasé CEM MJUG315S4 : Rlt CA : 1318C3 b : Accouplement Citroën (2 * 24) c : Poulie Ø 540 (526) d : Paliers : GE70 KRRBS (INA) e : 6 courroies trapézoïdales00 f : Volant Ø : 1700 g : Embrayage h : Roulements: NU 1056 FAG i : Roulements à rouleaux : 230 28 j : Pignon de commande à chevron Z : k : Roulements à rouleaux : 231 32 l : Roulement : KM 34 FAG m : Roulement à rouleaux : 232 30 n : Frein o : Intermédiaire à chevrons Z = 83 p : Intermédiaires Z = 21 q : Excentriques Z = 136 r : Pignon fou à chevron Z = 41 Mars 2012 - N°625 39

Maintenance et entreprise - Découvrez la revue en version digitale

Pour vous abonner, joindre la rédaction, communiquer dans la revue ou simplement avoir plus d'informations sur votre métier, rendez-vous sur notre site internet :

www.maintenance-entreprise.com