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Maintenance & Entreprise n°625

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Pourquoi les arrêts sont incontournables

Fonction maintenance

Fonction maintenance Gestion des pièces de rechange > Les leviers de l’optimisation Optimiser la gestion des pièces de rechange de maintenance : comment identifier les leviers permettant à la fois de réduire les stocks tout en améliorant le taux de service des pièces de rechanges … L’optimisation de la gestion des pièces de rechange est un levier clé de performance des activités de maintenance. D’une part, la remise en fonctionnement des actifs après défaillance et donc leur disponibilité dépendent directement de la mise à disposition des pièces qui les composent. D’autre part, ces pièces représentent un poste important du budget de maintenance, tant en termes d’achats que de coûts logistiques (transport, stockage, manutention). Il s’agit donc d’instruire le compromis entre une couverture de stocks élevée mais onéreuse, destinée à garantir une disponibilité importante (voire immédiate) des pièces et une couverture de stock insuffisante, susceptible d’engendrer des pertes de disponibilité des actifs (avec pour impact des pertes de production dans des sites manufacturiers ou des indisponibilités pour des actifs assurant un service, ex : infrastructure ferroviaire, parc de matériels de transport, ascenseurs…). Le taux de défaillance des pièces de rechange est un facteur clé de leur consommation... Un programme d’optimisation des stocks de pièces de rechange devra donc s’attacher à identifier et prioriser les principaux leviers d’action susceptibles d’apporter les meilleurs potentiels de gains…tout en gardant à l’esprit que réduction des stocks et amélioration du taux de service des pièces de rechange ne sont pas antagonistes. Les gisements sont importants tant sur les pièces de consommation courante que sur les pièces rarement utilisées Ainsi, il est d’usage de constater que • jusqu’à 80% des pièces de rechange tenues en stock sont rarement utilisées (pas de mouvement sur plusieurs années) • 50% des surstocks seront obsolètes dans un délai de 4 ans • 40% des surstocks sont liés aux achats initiaux et donc à une surestimation des besoins I. Des leviers de progrès de natures diverses Réduire la consommation de pièces de rechange De manière évidente, le taux de défaillance des pièces de rechange est un facteur clé de leur consommation et par voie de conséquence du besoin d’en conserver une quantité suffisante en stock (cette quantité étant à pondérer en fonction du caractère critique de la pièce). L’analyse des taux de défaillance des pièces les plus critiques devra donc mettre en évidence les principaux indicateurs qui les caractérisent : • MTBF (« Mean Time Between Failure » ou Moyenne des Temps de Bon Fonctionnement) et en particulier la dispersion des temps de bon fonctionnement autour du MTBF, • Analyse de ces temps au regard des temps théoriques de fonctionnement donnés par les constructeurs, pour des conditions d’emploi données (qui peuvent différer des conditions d’utilisation réelles sur site). De celle-ci doivent découler des actions de progrès auprès : • des utilisateurs, pour comprendre les raisons des écarts entre durée de vie constatée et durée de vie théorique, • des fournisseurs en cas d’écart significatif entre MTBF et durée de vie théorique, • des acheteurs, pour identifier des pièces aux fonctions équivalentes mais disposant d’une longévité supérieure (tout en maîtrisant les coûts d’achat), • des concepteurs desdites pièces de rechange dans l’objectif d’améliorer leur durée de vie. 32 Mars 2012 - N°625

Fonction maintenance Arnaud Meunier Diplômé de l’Ecole Polytechnique et des Mines de Paris, Arnaud Meunier a démarré sa carrière chez Saint-Gobain comme ingénieur de fabrication. Il a mené de nombreux projets de transformation dans le domaine maintenance / MCO (organisation et planification de la maintenance, démarches de fiabilisation des équipements et de refonte des plans de maintenance, pilotage des stocks de pièces de rechange, aide au choix de GMAO…) dans de nombreux secteurs (SNCF infrastructures et matériels roulants, RFF, Ministère de la Défense, Michelin, EDF parc hydraulique, Elf Atochem, RATP, Getrag Ford). Il est aujourd’hui directeur au sein du cabinet Argon Consulting. * : l’utilisation de pièces de rechange prévues pour des entretiens programmés est par essence déterministe. Les quantités et dates pour ces besoins de type préventif peuvent ainsi être déterminés et planifiés à l’avance (exemple des grands arrêts dans l’industrie de process). C’est aussi le cas des pièces dites de consommation courante (visserie, quincaillerie), dont les besoins peuvent être évalués sur la base des consommations passées et gérés selon des règles d’approvisionnement classique (périodicité de commande fixe ou variable, quantité de commande fixe ou variable) Déterminer les pièces de rechange à conserver en stock Contrairement aux 2 types de pièces évoqués ci-dessus (pièces sur entretien programmé et pièces de consommation courante), le stock des pièces qui font l’objet de défaillances aléatoires a un dimensionnement plus complexe à réaliser. Le choix de stocker ou de ne pas stocker ces pièces dépend de nombreux critères. Comme évoqué en introduction, le taux de défaillance et les conséquences des défaillances sont des éléments clés de décision. D’autres facteurs doivent être pris en compte, en particulier • la durée de réparation ou d’échange avec une pièce en état, • la nécessité de disposer d’une pièce en état pour faire le diagnostic, • les coûts logistiques liés à la détention des pièces. Un raisonnement basé sur l’expérience et sur des historiques de consommation peut permettre une optimisation significative des niveaux de stocks, en utilisant des classifications de type ABC tant pour les consommations que pour les valeurs stockées • redimensionnement à la baisse pour les stocks surdimensionnés, • redimensionnement à la hausse pour les stocks sous-dimensionnés. A titre d’exemple, on observe classiquement des taux de couverture très élevés pour les articles de consommation courante alors que, pour les articles critiques, ceux-ci peuvent s’avérer insuffisants. Pour ces pièces dites critiques, les caractéristiques suivantes sont couramment constatées : • une consommation annuelle moyenne faible (certaines pièces peuvent ne pas avoir été utilisées depuis plusieurs an- 28, avenue Franklin Roosvelt 69120 VAULX-EN-VELIN Jacques POURCHER Tél : 04 78 49 01 61 / Fax : 04 78 49 41 34 @ : sofiplast@sofiplast.fr / www.sofiplast.fr PROCESS DE DECAPAGE A MEDIAS ECOLOGIQUES Etude, conception, réalisation et intégration de procédés de décapage à médias écologiques en réponse à vos problèmes de décapage/nettoyage de substrats sensibles (composites, Kevlar®, PES, Alu, PU, C/C, Joints PR, Rilsan®…) Nos procédés présentent de nombreux avantages : - Utilisation de médias végétaux non abrasifs, entièrement biodégradables et réutilisables sur plusieurs cycles - Possibilité de décapages sélectifs des couches de peintures - Décapage plus rapide et meilleure finition - Ne modifie pas l’état de surface du support - Nettoyage de tous types d’encrassement non liquides - Diminution de l’usure du matériel et des coûts d’entretien - Génère peu de poussière à l’impact Gamme de produits : - Cabine à manche - Grande cabine de décapage manuelle ou robotisée - Unité mobile - Cabines spécifiques, sur mesure Nos cabines sont normées CE. TRAITEMENTS DE SURFACES STANDARDS ET INNOVANTS Lubrifiant sec métallique LAM’LCOAT® Le LAM’LCOAT® est un produit lubrifiant sec unique permettant une résistance extrême à la fissuration et avec un faible coefficient de frottement. Permettant de suivre parfaitement et uniformément les déformations mécaniques ou thermiques du substrat, il est appliqué à température ambiante et conserve les caractéristiques initiales de dureté et d’état de surface des pièces (il ne s’écaille pas et ne se délamine pas). Gains : productivité, fiabilité, qualité, délais de production plus courts, coûts de maintenance réduits, préservation de l’environnement… Applications : axes, rails, billes, pompes, compresseurs, broches, lames, scalpels, moules, transmissions, vis, écrous… REVETEMENTS RESINES Reconstruction et protection anti-abrasion/corrosion Les résines procurent des solutions efficaces de réparation et de protection des équipements. Facilement applicables à froid, elles en prolongent la durée de vie et peuvent être réalisées sur site. Avantages : application à température ambiante, reconstruction et réparation, anti-abrasion, anti-corrosion, anti-cavitation, protection contre chocs et attaques chimiques, limite dans le temps l’immobilisation, démontages et transport du matériel Applications : pompes et corps de pompe, turbines et bâches de turbines, bâches de groupe, robinets, tourillons, cylindres… Mars 2012 - N°625 33

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