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Maintenance & Entreprise n°623

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Dossier : Maintenance et industrie nucléaire

Harsco Infrastructure 1

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Sécurité au travail Le risque d’explosion > Bien définir le zonage Atex de l’entreprise L’étude qui doit déterminer les zones et le niveau du risque d’explosion dans l’entreprise peut avoir des réactions en chaîne sur l’achat des équipements, la productivité, les primes d’assurance, la sécurité des personnels... et le budget. Elle nécessite le recours à une véritable expertise. Depuis Le 1er juillet 2006, la plupart des établissements qui utilisent ou stockent des produits inflammables sont soumis à la Directive européenne 1999/92/CE dite « directive ATEX », tout du moins en ce qui concerne l’étude de leur zones à risques d’explosion. Trop souvent réalisée dans la précipitation, cette étude de zonage qui détermine les zones à risque d’explosion classées en degré de sévérité, n’a pas été suffisamment étudiée et les effets induits se sont rapidement fait sentir tant pour l’achat d’équipements, qu’en perte de productivité, en révision des primes d’assurance ou encore en négociation avec les partenaires sociaux. Globalement, ce n’est pas l’établissement qui explose mais plutôt le budget ! En effet, les dossiers de zonage comportent habituellement une partie réglementaire et une partie calcul qui ne prend pas en compte le facteur humain. Cette situation impose des coefficients de sécurité importants, ce qui induit un résultat brut qui ne génère que des questions sur la pertinence des zones (qui sont en 3 dimensions, rappelons-le), sur l’acquisition de matériels rares et coûteux (tant à l’achat qu’en maintenance), sur le process qui sera ralenti alors qu’on cherche plutôt à l’accélérer. Et si les dossiers ne s’en tiennent qu’à cette étape aucune solution valable ne peut être trouvée. Sans optimisation, les dossiers de zonage ne valent que pour une action réglementaire, souvent difficile à concrétiser et donc coûteuse. D’autant que la sévérité d’un zonage n’est pas un gage de sécurité, bien au contraire. La récession a obligé beaucoup d’établissements concernés à revisiter leur zonage dans le but d’en amoindrir les effets. Pour que cette démarche d’optimisation ait un impact sensible et positif sur l’entreprise, c'està-dire en remplissant l’objectif de diminuer les coûts induits sans pour autant diminuer le niveau de sécurité, il est recommandé de faire appel à des experts extérieurs à l’entreprise qui proposeront une vision certainement moins accommodante que les personnels soumis aux pressions techniques des impératifs du site. C’est pourquoi, à travers des études de cas pertinentes, le module de formation que nous proposons aborde d’une manière concrète la situation des zonages qui rendent l’entreprise dépendante de sa sécurité, et montre comment inverser la polarité pour que la sécurité redevienne une composante essentielle de la valeur ajoutée. La mise en perspective des effets induits d’une simple habitude de, par exemple, « faire confiance » à son fournisseur ou à son prestataire de service, ou à l’encadrement du site, peut générer du stress : il y a en effet déséquilibre entre les contraintes supposées maitrisées d’un environnement de travail et la réalité parfois difficile des ressources dont on pensait disposer pour y faire face. Ce stress est pourtant nécessaire car, correctement dosé, il permet une vigilance qui passe au tamis fin ces fameux détails dont est composé l’enfer. Au-delà de cette gestion du comportement pour éviter de basculer dans la paranoïa, le module de formation que j’ai moi-même développé chez Pyroban aborde aussi, par des exemples et des méthodes simples, le sujet de comment prendre sur soi, que prendre à son compte : des choix aux conséquences qui peuvent être importantes et qui ont parfois été décidés sans qu’on y participe. Assumer est alors un exercice difficile qu’il faut savoir maîtriser. Jean-Marie Constant Directeur Général de Pyroban France Le contentieux du risque industriel La responsabilité du risque ATEX incombe aux exploitants, et à eux seuls. Cette affirmation est tout simplement le strict reflet la Loi dans sa grande rigueur, et l’idée de « passer la patate chaude » aux fournisseurs d’équipement « Ex » ou au prestataire de service ATEX est à chasser définitivement de l’esprit… Le simple archivage de documents de certification de ceci ou de cela est loin d’être un gage de tranquillité, particulièrement dans le domaine ATEX où l’auto-certification est permise pour les équipements utilisés en Zone 2, on ne le répétera jamais assez. Cette particularité incongrue oblige pour le moins l’exploitant à être particulièrement vigilant dès la demande d’offre, mais aussi lors de la commande de ce type d’équipement, et à sa réception. La prise de conscience que, particulièrement dans le domaine des ATEX, le diable est dans les détails, passe souvent par la simple connaissance ou la redécouverte des fondamentaux en « faute inexcusable », « responsabilité civile et pénale » de l’exploitant. La réalité juridique qui juge en droit sinon en équité est souvent… brutale. Juillet-Août-Septembre 2011 - N°623 37

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