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Maintenance & Entreprise n°623

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Dossier : Maintenance et industrie nucléaire

Maintenance nucléaire Dans tous les cas, l’entreprise prestataire, qu’elle fasse ou non appel à la sous-traitance, reste responsable devant EDF de l’atteinte des objectifs fixés. En cas de problème rencontré par l’un de ses propres sous-traitants, une entreprise prestataire court le risque de perdre sa qualification. GRESSIER GRAPHAEL 20/07/11 17:08 Page 1 Nuklea stand E10 Radioprotection et sécurité égales pour tous Sur les sites nucléaires, tous les intervenants, qu’ils soient salariés EDF ou d’entreprises extérieures, disposent des mêmes conditions de travail. Car les différences d'exposition aux rayonnements ionisants sont liées au métier exercé et non au statut des salariés. Ainsi, les 9 500 salariés de maintenance d’EDF comme les 20 000 salariés extérieurs (dont 17 500 intervenant en zone nucléaire), bénéficient des mêmes conditions de radioprotection et de suivi médical. Ils sont soumis aux mêmes exigences de préparation, de prévention et de contrôle. Ils sont formés et bénéficient d’informations similaires sur les risques encourus. D’ores et déjà, la certification CEFRI des entreprises constitue pour EDF une garantie que les entreprises prestataires ont bien pris en compte les enjeux de radioprotection et qu'elles ont intégré la nécessité d'une analyse préalable des conditions d'intervention. Sur les chantiers, EDF fournit à chaque intervenant des dosimètres électroniques dont le port est obligatoire - ce que vérifie le chargé de surveillance des travaux EDF. Les appareils sont collectés et contrôlés à chaque sortie de zone. Les portiques de contrôle de la radioprotection (appelés C1 et C2), installés en sortie de zone nucléaire, et le portique dit « C3 », placé en sortie de site, constituent une chaîne complète de contrôle pour s’assurer de l'absence de contamination externe corporelle et vestimentaire des intervenants. Obligatoire pour tous les salariés qui arrivent et qui quittent un centre de production, le contrôle « anthropogammamétrique » vérifie l'absence de contamination interne. Tous les mois, l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) collecte, analyse et archive le relevé des dosimètres passifs de chaque intervenant, garantissant un contrôle externe. EDF fournit aux entreprises, y compris celles de travail temporaire, un accès à la dosimétrie active de leurs salariés pour mieux planifier leurs interventions et disposer rapidement d’alertes. Enfin, dans le cadre de la Charte de progrès et de développement durable, EDF et les entreprises prestataires ont mis en oeuvre un plan d'actions visant à mieux organiser les chantiers, recenser de façon détaillée toutes les sources de rayonnement, développer des outils de protection supplémentaires, et enfin, développer une meilleure rotation entre les interventions en zone contrôlée et zone non contrôlée. Dosimétrie en avance sur les limites réglementaires Le millisievert (mSv) est l’unité qui permet de mesurer l’effet d’un rayonnement ionisant sur une partie du corps humain ou sa totalité. La réglementation française, en vigueur depuis 2005, fixe la limite annuelle réglementaire à ne pas dépasser, elle est de 20 mSv sur 12 mois glissants pour tous les travailleurs du nucléaire. La dose moyenne annuelle par intervenant est inférieure au dixième de la limite annuelle (1,19 mSv en 2010). La réglementation française est ainsi plus sévère que les recommandations de la commission internationale de protection radiologique (CIPR) qui depuis 1990 fixe cette limite à 100 mSv sur 5 ans, et qui est celle reprise par la directive européenne (Euratom 96/29). DR 22 Juillet-Août-Septembre 2011 - N°623

Annonce 90x274_Annonce presse 22/07/11 15:01 Page1 DR 3 Alignement d’arbres 3 Alignement de poulies 3 Géométrie de machines 3 Calage de machines Encore plus ambitieux, l’objectif que s’est fixé EDF est qu’aucun intervenant ne dépasse 16 mSv par an. Dès que la dosimétrie d’un intervenant atteint 16 mSv, un dispositif de concertation est déclenché afin qu’en accord avec l’employeur et le médecin du travail, le salarié se voit proposer des travaux moins exposés. Ces efforts se sont traduits par une réduction notable et régulière de la dosimétrie individuelle et collective : depuis 2001, aucune personne n’a dépassé les 20 mSv/an, et depuis 2004, aucune n’a dépassé 18 mSv/ an. La radioprotection des travailleurs intérimaires et sous contrat à durée déterminée (CDD), qui représentent 16 % des intervenants extérieurs, a été considérablement renforcée. Ces travailleurs ne sont plus autorisés à intervenir en zones orange et rouge, zones où le débit de dose est supérieur à 2 mSv/heure. Ils bénéficient également d’une disposition particulière appelée « Prorata Temporis » qui fixe une limite de dose proportionnelle à la durée du contrat de travail. Grâce à cette obligation, la dosimétrie déjà reçue par un intérimaire n'a pas d'influence sur la dose qu'il peut encore recevoir lors d'un nouveau contrat. Ce qui supprime toute discrimination par la dose reçue. Des mesures particulières pour les intérimaires Les intervenants sous « contrats à durée de chantier » (CDC), ayant moins de 6 mois d’ancienneté dans leur entreprise, sont soumis aux mêmes règles (interdiction d'accès aux zones orange et rouge) que les travailleurs intérimaires ou en contrat à durée déterminé. Des efforts constants de prévention des risques ont permis de diminuer régulièrement le taux de fréquence des accidents du travail qui est passé de 14,3 accidents par millions d’heures travaillées en 1992 à 4,1 en 2010 pour l'ensemble des salariés d’EDF et des entreprises prestataires. La majorité des accidents constatés est due à des chutes de plain-pied, à des chocs ou à des douleurs liées à des opérations de manutention. Très peu d’accidents sont liés aux risques industriels (telles que des brûlures provoquées par la vapeur, des électrocutions, etc.). Cette amélioration est le fruit des actions de formation à la prévention des risques et de sensibilisation des intervenants mais aussi aux mesures prises par EDF et les entreprises sur les chantiers. Systèmesdelignage d’arbres 3 AlignementExpress 3 DétecteursCCDhauterésolution 3 Grandécrantactilecouleur 3 Interfaceintuitiveparicôneset codescouleur 3 Boitierdurci 3 Enregistrementautomatiquedes pointsdemesures 3 LiaisonBluetooth 3 Ergonomique 3 Éditionderapportsdemesure vial’USB 3 Hauterésolution 3 Économique 3 Valeursentempsréel 3 Résultatsinstantanés 3 ÉquipementAtex Systèmed’alignement depoulies 3 Alignelesgorgesetnonpasles flancsdepoulies 3 Alignelesplansdetransmission Systèmesdemiseen géométrie 3 GéométrieExpress 3 DétecteursCCDhauterésolution 3 Grandécrantactilecouleur 3 Interfaceintuitiveparicôneset codescouleur 3 Boitierdurci 3 Éditionderapportsdemesure vial’USB 3 LiaisonBluetooth Fonctions Lignagehorizontal Lignagevertical Lignagetrain demachines Neutralisation piedboiteux Assistancepied nonréglable Compensation thermique Gestionnairedes mesuresmémorisées Préparation Gammemachines Planéitésurfaces circulaires Planéitésurfaces parallélépipédiques Rectitude Alignementdepaliers F. P. FIxtURLASER -59,rueEmileDeschanel 92400Courbevoie-France tél:+33(0)146919335-Fax:+33(0)146919339 www.fixturlaser.fr Juillet-Août-Septembre 2011 - N°623 23

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