Maintenance & Entreprise n°608

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Dossier : Progiciels GMAO et outils logiciels de la maintenance

Sécurité au travail

Sécurité au travail savoir plus www.inrs.fr et taper « norme EN 374 » dans « recherche simple ».) La sécurité, c’est aussi le pied Lorsque l’on sait que 35 % des accidents du travail sont dus à des chutes de plain-pied la protection devient plus que nécessaire. Il s’agit d’une part d’être parfaitement ancré au sol, de ne pas glisser ou tomber, mais aussi de se protéger des risques externes : chimiques, protection contre les projections, lors de travaux de soudage, par exemple, chocs dus à des charges lourdes… Pour cela les normes EN20345 à 20347 définissent les mesures prises pour réduire les risques de perforation de la voûte plantaire, de glissade, d’écrasement des orteils, de chocs, de brûlure ou de projection chimique ou pétrochimique. Enfin la norme EN388 définit 5 niveaux de performance selon les différents risques mécaniques (abrasion en nombres de cycles, coupure par tranchage selon un coefficient, déchirure et perforation en Newton). Les risques liés au bruit Près de 7 % des salariés subissent pendant plus de 20 heures par semaine des bruits nocifs, dépassant 85 dB(A) selon l’enquête SUMER (DRT-DARES). Une telle exposition est susceptible de provoquer des atteintes auditives graves et, en 2005, près de 1 200 cas ont ainsi été reconnus et réparés pour un coût de 116,3 millions d’euros. 32 % des personnes exposées au bruit n’ont pas de protection auditive à leur disposition. Dans l’industrie, 77 % des salariés exposés sont protégés. 51 % des intérimaires dans la construction, et pour autant les ouvriers des petites entreprises artisanales. Il est temps d’être entendus ! La nocivité du bruit dépend du niveau d’exposition et de sa durée. L’exposition prolongée au bruit au travail est responsable de surdités professionnelles irréversibles. L’exposition prolongée au bruit peut être source de fatigue, de stress, de troubles du sommeil, de modification de la tension artérielle et, donc, d’arrêts de travail. Entraînant des difficultés de communication orale au travail, le bruit peut accroître tout simplement les risques d’accidents du travail. La directive européenne 2003/10/ CE du 6 février 2003 fixe les valeurs d’exposition qui déclenchent une action de prévention – bruit supérieur à 80 dB(A) –, de protection – protections auditives obligatoires pour les bruits supérieurs à 85 dB(A) –, et des valeurs limites. Elle précise le contenu de l’information et de la formation des travailleurs, et prévoit une surveillance médicale renforcée. Elle a été transposée dans le droit du travail français. Pour en connaître le détail, se référer au dossier « Une nouvelle réglementation sur le bruit au travail » sur www.inrs.fr et aussi www.bruit.org (Banque de données sur le bruit), www.bruit.fr (Centre d’information et de documentation sur le bruit), www. sante.gouv.fr Concernant la prévention, priorité à la protection collective, et tout d’abord à l’isolation des machines ou au traitement acoustique des locaux. Un exemple dans le BTP : on peut réduire le bruit grâce à une bonne organisation de chantier. Engins de chantier : réduire les déplacements des véhicules ; couper les moteurs à l’arrêt ; donner la priorité à des équipements électriques, compresseurs… Pour la communication sur le chantier, on utilisera oreillettes ou talkies-walkies. Réalisation du gros œuvre (mise en œuvre des outils coffrants) : choisir des matériels munis d’écrous ; utiliser du béton autoplaçant. Conception de l’ouvrage : recourir à des éléments préfabriqués en béton. Préparation du chantier incluant le BET : L’échelle du bruit dB (décibel) est l’unité de mesure du niveau sonore, dB(A) (décibel pondéré A) est l’unité de mesure simulant le niveau sonore réellement perçu par l’oreille. Le décibel suit une progression logarithmique. Cela signifie que : 3 dB de plus = son x2, 5 dB de plus = son x3, 10 dB de plus = son x10. Le saut est minime dans le bas de l’échelle, mais notoire dès que l’on navigue au-delà de 30 dB : 25 dB(A) Conversation à voix basse 45 dB(A) Appartement normal 60 dB(A) Conversation normale 70 dB(A) Rue à gros trafic 75 dB(A) Aspirateur 80 dB(A) Aboiements Seuil de risque ou de nocivité 85 dB(A) c’est le seuil de danger 90 dB(A) Chaudronneries, menuiseries 100 dB(A) Véhicules lourds, moulage 105 dB(A) Niveau sonore maximal autorisé dans les discothèques Seuil de douleur 110 dB(A) Marteaux-piqueurs 120 dB(A) Réacteur d’avion 130 dB(A) Marteaux-riveurs Durées limites d’exposition quotidienne au bruit (niveau sonore en dB(A) et durée d’exposition maximale) : 85 dB(A) pendant 8 heures par jour, 88 dB(A) pendant 4 h, 91 dB(A) 2 h, 94 dB(A) 1 h, 97 dB(A) 30 min, à 100 dB(A) 15 min soit pas plus d’un quart d’heure, et à 103 dB(A) 7,5 min. respecter parfaitement les plans de ferraillage et de bétonnage, prévoir le bon emplacement des réservations du second œuvre – boîtiers d’attente. La norme EN458 est un guide accompagné des recommandations relatives à la sélection, l’utilisation et les précautions d’emploi des protections antibruit : bouchons d’oreilles (jetables ou réutilisables), arceau antibruit (pour un port intermittent ou fréquent, mais peu prolongé), casque antibruit (plus encombrant, protection instantanée). (D’après le « Guide de la sécurité au travail » réalisé par Réseau SOCODA et ses partenaires.) 46 M & E - N°608 - Novembre 2008

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