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Maintenance & Entreprise n° 629

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Entretien machines et interventions : Aérosols, des outils à tout faire

Technique

Technique Agroalimentaire > Le détartrage en préventif et en curatif Créée et développée en Champagne, une solution anti-tartre trouve aujourd’hui des applications dans d’autres process agroalimentaires. Située à Aÿ (Marne), la maison de champagne Deutz a été fondée en 1838. Elle possède trois kilomètres de caves et produit 2,5 millions de cols (bouteilles) par an pour le marché français mais aussi pour l’étranger puisqu’elle exporte son champagne dans plus de 40 pays. « En Champagne, l’eau est très dure et des dépôts de tartre se forment rapidement dans les canalisations et les cuves nettoyées à l’eau », nous explique M. Olivier Bernard, oenologue de la Maison Deutz, avertissant : « Cela peut engendrer une prolifération bactérienne. Or, dans notre secteur, l’hygiène est essentielle ; il était donc primordial de trouver une solution inodore et saine, permettant d’utiliser moins de produits agressifs et ne risquant pas d’altérer le champagne produit. Le CO2 alimentaire et bactériostatique était la solution ». Une solution originale C’est ainsi qu’il y a cinq ans, en cherchant comment faire face à des problèmes récurrents de calcaire, le responsable production de la maison Deutz entend parler d’un système développé par une société champenoise auquel d’autres maisons ont fait appel pour venir à bout de cette difficulté particulière tout en respectant les hautes exigences de qualité de l’eau du secteur. En 2008, le système « ÉCO- BULLES Process » trouve donc sa place dans le local technique de la maison champenoise, au niveau de l’arrivée générale de l’eau, et supprime depuis, de manière préventive et curative, tous les inconvénients liés au tartre sur les chaînes de production. Au quotidien, les bénéfices se manifestent par moins d’arrêts de chaînes, la réduction du temps de nettoyage des cuves, la diminution du nombre de produits utilisés et d’intervention de main d’œuvre. Le fonctionnement du système s’avère extrêmement simple : installé après le compteur général d’eau, une dose de CO2 est injectée à chaque litre d’eau utilisé. Au contact de l’eau, le CO2 se transforme en acide carbonique. Cet acide doux naturel fait baisser le pH de l’eau, et solubilise ainsi le calcaire. La solution contribue en outre à l’amélioration et à la protection de l’environnement puisqu’elle limite les gaz à effet de serre en neutralisant 1450 kg de CO2 par an (équivalent 28 bouteilles de 25kgs chacune). Un développement local Fondée en Champagne en 1991 par M. Gallois, la société Ecobulles a été créée au départ pour rendre service à une maison de champagne voisine et répondre à ses problématiques de calcaire en développant un système d’injection de CO2 qui évite l’incrustation du calcaire. Ce modèle « prototype » fera l’unanimité et sera professionnalisé pour équiper progressivement les plus grandes maisons de champagne et de nombreuses industries agroalimentaires où il fait ses preuves depuis vingt ans.. EN BREF Le système « ÉCOBULLES Process » comprend un module hydraulique avec un compteur à impulsions avec un manomètre (il n’y pas besoin d’un raccordement au tout-à-l’égout) ; un module « az » pour maîtriser la pression d’injection du CO2 et quantifier la dose de CO2 à injecter ; un module électronique pour gérer le temps d’ouverture de l’électrovanne gaz, comptabiliser la consommation d’eau traitée et assurer la sécurité du procédé et enfin une bouteille de gaz. ECOBULLES Process utilise principalement des bouteilles de 25 kg. Ce CO2 est non inflammable, bactériostatique - c’est-à-dire qu’il stoppe le développement des bactéries. Il n’est pas corrosif et ne laisse ni trace, ni odeur, ni résidu. Plus d’une trentaine de maisons de Champagne utilisent le système pour lutter contre le calcaire : Moët et Chandon depuis 2002, Mercier depuis 2003, Duval-Leroy depuis 2005, Taittinger et Bollinger depuis 2006, Deutz et Pol Roger depuis 2008. F. Précope D’où provient le CO² alimentaire ? Certaines entreprises sont fortement émettrices de CO². Afin d’éviter que ce gaz soit rejeté dans l’atmosphère (réchauffement planétaire), des entreprises spécialisées comme Air Liquide ou Messer captent ce CO². Il est ensuite filtré pour être de qualité alimentaire. L’industrie agroalimentaire est la principale utilisatrice de CO2 (eaux gazeuses, sodas, viandes sous atmosphère contrôlé…). 34 Janvier-Février-Mars 2012 – N°629

Hygiène et sécurité Prévention > Eviter l’accident du travail La prévention des risques en matière de santé au travail représente un enjeu important et singulièrement dans la maintenance industrielle. Deux acteurs de la prévention ont lancé la première édition d’un baromètre annuel sur la prise en compte de ces risques par les entreprises. Le troisième organisme de formation professionnelle en France, CSP Formation et Didacthem, spécialiste dans le domaine de la prévention santé, ont fait réaliser en début d’année une étude auprès de 234 acteurs des ressources humaines sur le thème de la prévention et de la santé au travail. La réalisation de ce baromètre qui a vocation à devenir annuel a été confiée à l’institut Météojob. La première édition de ce baromètre apporte tout d’abord des indications sur les actions de prévention mises en place par les entreprises. D’autre part, l’étude met en lumière les clés du succès et les principaux freins pour la réussite de ces démarches, ainsi que les facteurs qui déclenchent leur mise en place. Des actions de prévention sont essentiellement axées sur le stress et les risques psychosociaux L’organisme de formation s’est livré à une analyse des résultats de ce baromètre sur la santé au travail. Il remarque ainsi que cette étude révèle tout d’abord que près des trois-quarts des entreprises interrogées ont déjà mis en place des actions de prévention en matière de santé au travail. Ce qui est plutôt encourageant. L’accompagnement pour faire face au stress et aux risques psychosociaux arrive en tête des démarches (33% des réponses). Les personnes interrogées entreprennent ensuite des actions sur le comportement sécurité (31%), l’aménagement des postes de travail (27%), le risque routier (21%), les troubles musculo-squelettiques (15%) ou encore les addictions (11%). Mais il convient d’apporter un bémol sur la couverture des actions entreprises car l’enquête révèle par ailleurs que pour 64% des entreprises, les actions de prévention concernent moins de la moitié des salariés… Enfin, l’analyse met en exergue les types d’initiatives engagées par les entreprises. Ainsi, l’information sur les risques de santé (affichage, visioconférence) tient une place privilégiée puisqu’elle concerne 62% des sociétés interrogées. Parmi les initiatives citées figurent ensuite la formation individuelle ou collective par un formateur extérieur (43%) ou par un formateur de leur entreprise (29%), ainsi que la formation à distance (11%). Conscientes de l’importance d’un accompagnement, plus de 65% des entreprises interrogées ont prévu de mettre en place des actions en matière de prévention santé. La moitié d’entre elles déclarent que leurs futures démarches concerneront en priorité le stress et les risques psychosociaux. L’engagement de la direction, principal facteur de succès de la prévention santé Selon les résultats du baromètre, le principal facteur de succès d’une action de prévention santé reste avant tout l’engagement de la direction. Parmi les autres éléments clés, ont été citées la connaissance et la sensibilisation aux risques encourus, suivies par l’exemplarité des managers, le travail sur la durée avec les collaborateurs concernés sur la durée ou encore l’implication de la médecine du travail. C’est donc bien l’implication effective des différents interlocuteurs de l’entreprise (direction, management, partenaires sociaux) qui favorise le succès des démarches de prévention. Si le manque de sensibilisation des dirigeants est le principal frein à la mise en œuvre d’actions de prévention, les contraintes budgétaires et le manque de visibilité concernant le retour sur investissement constituent également des obstacles. Une minorité d’entreprises interrogées (14%) déclare par ailleurs ne pas ressentir le besoin de telles actions. Responsable de l’offre Qualité-Santé/Sécurité-Environnement et développement durable chez CSP Formation, Laurence Mignard commentait : « L’adhésion de la direction est plus qu’indispensable pour mener à bien des actions de prévention. Ce baromètre montre que les entreprises reconnaissent la nécessité d’un véritable engagement de la Direction notamment en termes de moyens. En effet, la direction tient les rennes et décide des actions à entreprendre en vue de l’amélioration et s’appuie sur le facteur humain et la culture, portés par le management ». La réglementation reste le premier déclencheur d’actions La réglementation stimule les entreprises pour agir. En témoigne la moitié des personnes interrogées qui estiment que ce facteur est déterminant pour la mise en place d’actions de prévention. Dans la liste des facteurs déclencheurs d’actions de prévention santé viennent ensuite l’impulsion de la direction générale, un incident grave, une demande des partenaires sociaux, une démarche proactive du management de proximité ou encore une demande des collaborateurs. « Les entreprises se sentent concernées par le sujet, probablement en raison d’une réglementation de plus en plus rigoureuse », souligne pour sa part Bernard Cottet, Directeur Général de Didacthem, précisant : « Par exemple, un tiers des entreprises interrogées a mis en place des actions sur les risques psychosociaux, mais plus de la moitié a pour projet de le faire dans les années à venir ». Par-delà la réglementation, la formation et l’accompagnement sur mesure apparaissent comme une solution efficace pour la prévention des risques en matière de santé au travail. C’est pourquoi, CSP Formation et Didacthem se sont associés pour proposer une offre de formation complète en santé et sécurité au travail, offre construite pour apporter aux entreprises des réponses opérationnelles à ces problématiques. F. P. Janvier-Février-Mars 2013 – N°629 35

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