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Maintenance & Entreprise n° 628

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Spécial maintenance expo 2012

Maintenance Tertiaire Eclairage La RT 2012 dans les bâtiments tertiaires > L’éclairage premier poste de consommation Le décret et l’arrêté introduisant la Réglementation thermique 2012 pour les immeubles de bureaux et d’enseignement sont entrés en vigueur depuis octobre 2011. L’administration considère que l’éclairage devient le premier usage de l’énergie dans ces bâtiments tertiaires. Si l’orientation et l’isolation des bâtiments sont réalisées en respectant la RT, le besoin de chauffage et de climatisation s’en retrouve d’autant diminué et l’éclairage devient ainsi le premier poste de consommations. Les enjeux sont donc tels que la profession souhaite proposer à l’ensemble de la filière bâtiment quelques principes qui devraient permettre de mieux décoder la RT 2012 et d’éviter les contre références. donc encore la RT 2005 qui s’applique pour tous ces bâtiments. La RT 2012 exige que les concepteurs du bâtiment recherchent les meilleurs moyens de profiter des ressources naturelles gratuites, en particulier la lumière du jour. Cette prédisposition du bâtiment, avant même d’aborder la question des équipements techniques qui y seront installés pour le chauffage, ou l’éclairage, s’appelle le « Bbio ». Rappelons tout d’abord les principes généraux. La RT 2012 ne concerne que les bâtiments neufs et ne s’applique encore qu’aux immeubles de bureaux, d’enseignement ou d’accueil de la petite enfance. La règlementation pour les autres bâtiments non résidentiels (commerces, bâtiments industriels, musées, équipements sportifs ou culturels, etc.) n’est pas publiée. C’est Obligation de résultats, liberté de moyens La RT 2012 impose une exigence de consommation globale, pour les espaces chauffés, et pour les seuls 5 usages suivants : éclairage, chauffage, climatisation-refroidissement, eau chaude sanitaire et auxiliaires liés aux usages thermiques. Les consommations des ascenseurs ainsi que des espaces éclairés mais non chauffés (parkings, certaines parties communes) sont exclues du calcul. Comme pour la RT 2005, ces espaces sont traités directement dans l’arrêté, avec des exigences renforcées d’automatismes pour la prise en compte de la présence des personnes et des apports gratuits de lumière du jour. Le modèle de calcul réglementaire THB CE contient également des exclusions, comme celle des consommations de l’éclairage de mise en valeur des objets. L’exigence de base annoncée de 50 kWh d’énergie primaire par an et par m² est en fait variable selon les types de bâtiments, la région, l’altitude, et parfois la surface. Il n’y a aucune exigence de consommation annuelle spécifique à l’éclairage ou à un autre des usages. La RT 2012 n’impose pas de limite de puissance électrique installée (watts par mètre carré), seules comptent les consommations d’énergie annuelles globales des 5 usages. Mais elle impose un comptage des consommations pour l’éclairage et un affichage pour que l’utilisateur puisse se rendre compte de ses éventuels excès de consommations. F. P. * Décret no 2010-1269 du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des constructions (JORF du 27 octobre 2010) ** Arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments (JORF du 27 octobre 2010) 54 Octobre-Novembre-Décembre 2012 – N°628

Eclairage Cluster Lumière > La GTB et l’optimisation de l’éclairage Le Cluster Lumière et le Cluster Rhône-Alpes Eco-énergies ont réuni le 6 mars dernier à Lyon six experts pour faire le point sur les enjeux et méthodes de la GTB. Le débat était animé par Georges Delorme, Président de PISEO, plateforme d’innovation pour la filière industrielle de l’éclairage. Le Bastien Faure-Brac, directeur Energie Climat au sein du bureau d‘études FGE (ingénierie et conseil en matière d'énergie et d'environnement), a décrit le cadre réglementaire et normatif qui concerne la maîtrise de l’énergie, soit le Grenelle de l’Environnement et la RT 2012 ainsi que les normes EN 15232 et EN 15500. Il a insisté sur la dimension d’outil de pilotage de la GTB, un outil devenant indispensable à l’exploitant pour contrôler les systèmes énergétiques en place : « C’est un outil formidable qui valide la conception et la réalisation d’un bâtiment et permet de comprendre les comportement des occupants. Mais il ne se substitue en aucun cas aux comportements écologiques, de même qu’il ne corrige pas tous les défauts de conception d’un immeuble. » Le spécialiste a décrit cette piscine publique en montagne, consommant chaque année 1500 MWh, gérée par un gestionnaire présent sur le site en permanence. La GTB a permis de réduire de plus de 30 % la consommation d'énergie du bâtiment. Dans ce cas précis, le bon fonctionnement énergétique des systèmes est lié au facteur humain. La GTB apparaît alors bien comme un outil, qu’il revient à l’usager d’utiliser au mieux. « Il est donc indispensable qu’un pilote formé au fonctionnement du bâtiment soit en place dès que les économies d'énergie engendrées permettent de financer son poste, cela bien sûr à partir d’un certaine taille critique », souligne Bastien Faure- Brac. Steeve Gallien d’Inovalia a présenté le système de GTB d’un bâtiment à énergie passive de dix logements collectifs HLM, dans le Grand Lyon, et d’une villa labellisée BBC (bâtiment à basse consommation) dans le Gers. Une offre modulaire et En bref Créé en 2008 à l'initiative de l’ENTPE, de Philips, de Sonepar, de CDO et de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon, le Cluster Lumière rassemble 120 adhérents dont une majorité de PME. La filière se constitue de fabricants de modules d'éclairage, de laboratoires et de centres techniques, de bureaux d'étude et d’architectes, de concepteurs éclairagistes, de maîtres d'œuvre, d’installateurs et de distributeurs. Cluster Rhône-Alpes Éco-énergies fédère plus de 800 acteurs privés et publics (dont 230 membres) qui souhaitent contribuer au développement des filières de la maîtrise de l'énergie et des énergies renouvelables en Rhône-Alpes (www.ecoenergies-cluster.fr). packagée assure la production et la distribution du chauffage et de l’eau chaude sanitaire. Evolutif, le procédé peut recevoir un module solaire... Jean-François Fister, de la société Louss, créateur de lumière LED, a présenté le dispositif mis en place dans le nouveau site d’une entreprise de la région de Dijon, Best Electronique, qui a mis en place un éclairage 100% LED pour l’ensemble du site, atelier, bureaux et stockage. Il a évoqué l’éclairage de trois halls de stockage d'une surface totale d'environ 15 400 m² par des luminaires LED suspendus, avec un système de fixation adapté pour montage sur chemin de câble situé à 10 mètres de hauteur. Plaidoyers pour des solutions ouvertes et évolutives L’outil GTB* est avant tout un dispositif de supervision complet, d’un fonctionnement simple, facilement configurable et riche en systèmes de contrôle. Les solutions sans fil ou les solutions web ouvertes ont le vent en poupe car elles permettent les réglages à distance. Philippe Raynaud, de Distech Controls (automatismes du bâtiment), a présenté les produits qui permettent d’intégrer, superviser et évaluer l’efficience d’un bâtiment : « plateformes web multi-protocoles, contrôleurs CVC programmables et lignes de boîtiers de commande permettant à l’occupant de régler ses paramètres de confort, outils de programmation et d’amélioration de la productivité, contrôleurs configurables pour la régulation des terminaux CVC, pilotage de l’éclairage et des stores, les solutions de re-cloisonnement des locaux, solutions intégrées et boîtiers de commande de nouvelle génération... » Sylvain Braine (expert en ingénierie spécialisée GTEB - gestion technique et énergétique de bâtiment, BE Indea), met en avant : « l’importance de déployer des solutions selon un critère élevé de robustesse et de haute résistance aux perturbations car une GTB doit être fonctionnelle à tout moment. Nous devons également accorder une grande importance à la durée de vie et aux possibilités d'évolution des technologies et des matériels que nous sélectionnons. Ce qui compte, ce n’est pas seulement de mettre en place un système GTB : c’est de prendre en compte l'aspect global de la vie du bâtiment. Dans le but d'une gestion financière et technique pérenne, il faut prévoir la mise en place d'outils intuitifs pour suivre et optimiser l'utilisation des énergies, et ainsi rationaliser le coût global du bâtiment tout en respectant l'environnement intérieur et extérieur. » Maintenance Tertiaire Octobre-Novembre-Décembre 2012 – N°628 55

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